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NERGAL

Terre cuite, Mésopotamie

Début du IIème Millénaire av. J.-C.

Plaquette ornée en relief, de 15 cm de hauteur, représentant un personnage antropomorhe debout, barbu, habillé d'une tunique et coiffé d'une tiare, portant une hache dans sa main droite, une épée dans sa main gauche, et pouvant représenter l'un des Sibitti, les sept génies, souvent décrits avec ces attributs, et dont on plaçait les représentations dans les habitations afin de les protéger contre les esprits maléfiques en Mésopotamie antique, principalement en Assyrie.

 

Mais les sibitti sont aussi les sept lieutenants de Nergal, Dieu majeur du panthéon mésopotamien. Nergal lui-même fut parfois représenté paré de ces différents attributs (voir la dernière image ci-dessus, photographie d'un bas relief sculpté, postérieur, retrouvé dans la cité d'Hatra, Nord de l'actuel Irak).

 

Nergal était un dieu qui semblait plutôt craint qu'adoré, bien que de nombreux temples lui furent dédiés, notamment à Kutha (près de Babylone, actuel centre est de l’Irak). Associé aux enfers, les mythes l'ont fait Dieu des morts et de la mort sous toutes ses formes, roi des demeures funèbres.

 

C'est Ereshkigal, une divinité féminine, tellurique, incarnation de la déesse primordiale, qui, auparavant, présidait seule aux enfers. Nergal prit sa place à ses côtés.

 

Divinité de la terre, Nergal est le maître des mines et des richesses du sol. Il menait les souverains à la victoire en terrassant leurs ennemis. Mais au fil du temps et d'associations d'idées et de fusions avec d'autres divinités, notamment Erra, Dieu de la guerre et de la violence, la représentation de Nergal devint beaucoup plus sombre, voire maléfique. Alors qu'il semait morts violentes, guerres et pandémies à la surface du monde, il régnait sur les morts dans son monde souterrain, assisté de ses sept lieutenants démoniaques.

 

Cette représentation maléfique de Nergal, finalement assez tardive, est encore largement véhiculée aujourd'hui par la culture populaire (cinéma, musique, comics et jeux vidéos).

Provenance:

Piasa, vente du 18 mars 2003, (expertise: Cabinet de Serres: MM. Jean-Philippe Mariaud de Serres, Christophe Kunicki, Antoine Tarantino, Paris).

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